21 | 07 | 2019

Le Parti Egalité et justice (PEJ), officine d'extrême-droite turque et émanantion de l'AKP, qui s'était déjà singularisé en 2017 en présentant des candidat-e-s aux municipales, vient de lancer sa campagne en vue des élections européennes : sa tête de liste, Huseyin Karaoglan, est un propagandiste notoire du négationnisme du génocide des Arméniens.

Cela est d'autant moins acceptable que les idées s'accompagnent de menaces graves puisque des actes de violences, commis par des islamo-nationalistes turcs liés au Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan, se multiplient dangereusement sur notre territoire.

Des groupes d'individus ont interrompu brutalement des réunions publiques d'information sur les violations des libertés de la part de la Turquie. La dernière obstruction a eu lieu ces jours-ci à Châtillon-sur-Chaloronne (Ain). A Paris, c'est un restaurant kurde parisien qui a été victime de tags racistes appelant à un génocide des kurdes en Turquie, en Iran et en Syrie .

Le Parti communiste français (PCF) appelle le gouvernement d'Edouard Philippe à agir pour mettre un terme, dans les plus brefs délais, aux agissements des groupes ultra-nationalistes turcs qui doivent être traduits devant la justice lorsqu'ils enfreignent la loi, le droit et la liberté d'expression et de réunion des organisations et militants pour les droits humains.

Le Parti Egalité et justice (PEJ) est l'instrument de l'ingérence de l'autocrate Erdogan et de son parti, l'AKP, dans la vie politique française et attise les haines et la violence ; la question de son interdiction et de sa dissolution mérite pour le moins d'être étudiée par le gouvernement français.

Source:

Parti Communiste Français

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