mercredi, 20. mars 2019

L’allocation d’autonomie aux adultes handicapés a pour objectif d’assurer l’autonomie financière des personnes atteintes d’un handicap. Or, quand elles sont mariées ou pacsées, la base de calcul actuel leur en fait perdre le bénéfice dans bien des cas.

L’ensemble des associations de défense des personnes handicapées dénoncent depuis des années le fait que les revenus de la conjointe ou du conjoint du bénéficiaire de l’AAH soient pris en compte dans la base de calcul de cette allocation.

Selon les chiffres de l’Association des paralysés de France (APF), le bénéficiaire commence à perdre de son allocation à partir du moment où son conjoint ou sa conjointe dispose de 1126 euros par mois, soit moins que le montant du SMIC. Lorsque le revenu du conjoint atteint 2200 euros, la personne handicapée perd totalement le bénéfice de l’AAH et se trouve, du même coup, en situation de dépendance financière.

Une discrimination qui s’aggrave

Cette situation constitue une discrimination qui ne fait que s'aggraver. En effet, un grand nombre de bénéficiaires de l'AAH n'ont pas vu le montant de leur allocation revaloriser en novembre 2018. Si à cette période son montant est passé de 810 à 860 euros pour une personne seule, le plafond de ressource pour un couple est, lui, passé de 1620 à 1634 euros.
Résultat, ce sont 250 000 personnes, soit environ 25% des bénéficiaires de l’AAH qui ne peuvent aujourd'hui prétendre à cette aide revalorisée.
Nous proposons, au travers de cette proposition signée par des députés de tous horizons politiques, de mettre un terme à ce calcul injuste dont les conséquences concrètes sont inacceptables.

Source:

Parti Communiste Français

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