vendredi, 25. mai 2018
RedGlobe Actualité
feed-image RSS Feed
Statistics

Today: 1775

Yesterday: 27968

Since 01/06/2005: 39510205

Cela fait plusieurs mois que plus de 2 000 personnes migrantes vivent à Paris, sous tente, le long du canal Saint-Martin et du canal de l'Ourcq, dans des conditions d'hygiène déplorables, qui défient la dignité humaine.

Dans un espace réduit, en bordure de l'eau, deux migrants se sont noyés il y a quelques jours. Comment tolérer une telle situation qui ne doit rien au hasard ?

C'est le résultat d'une politique voulue par le président de la République et son gouvernement. Celle de la « dissuasion migratoire » visant à rendre la vie impossible à ces hommes et ces femmes venus chercher protection et asile dans notre pays. Après Calais, Briançon, la vallée de la Roya, Paris rejoint la liste de la honte de cette politique inhumaine.

Pendant plus d’1h30, le président Macron a parlé de la banlieue sous un mot d’ordre « une chance pour chacun ». Mais la chance n’a rien à y voir…
L’égalité républicaine, les services publics sont les oubliés de son long monologue et de ses actes depuis un an. Cinq millions d’habitant.e .s, un jeune de moins de 25 ans sur cinq habite un des 1.500 quartiers particulièrement défavorisés ciblés par la politique de la ville. Un.e habitant.e. sur deux vit sous le seuil de pauvreté.
Le budget alloué par l’État à ces quartiers est 30 % inférieur au reste de la France. Celui de la culture y est inférieur de 300%. Les transports y sont six fois plus compliqués qu’ailleurs ! Bref, tous les sas d’entrée dans la République sont défaillants. Symptôme criant, le budget de la politique de la ville est passé de 10 milliards à 400 millions en dix ans.

Après les propos d’Emmanuel Macron sur l'incivilité du voile des musulmanes puis ceux sur les sorties scolaires de Jean-Michel Blanquer sur les mamans voilées, voici que Gérard Collomb se joint à la secrétaire d’État Marlène Schiappa dans la polémique "textile" en tenant des propos indignes de sa fonction. Le voile n'est pas interdit dans l'espace public, ce sont aux femmes qui le portent de décider du sens qu’elles donnent à leur foulard.

Les gouvernements des différents pays européens s'accordent aujourd'hui pour imposer des mesures d'austérité, de privatisation des services publics, ou de prétendues « réformes » qui sont autant de destructions d'acquis sociaux. L’Union Européenne montre ainsi son vrai visage : une institution au service des multinationales et des capitalistes européens. C'est dans ce cadre que se déroule la « bataille du rail » aujourd'hui en France. 

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

La presse s’en fait l’écho. Contrairement à toutes les dénégations du gouvernement et de la direction de la SNCF, c’est bien la privatisation à terme de la SNCF que le pouvoir prépare.

Comment interpréter autrement la volonté de la SNCF de limiter « l’incessibilité » de la SNCF à la seule holding ? Comment justifier la volonté de filialiser les trains régionaux ?

Le 10  et le 23 mai, nous, commémorons l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage mais aussi la souffrance des esclaves, cet asservissement humain hideux reconnu,désormais, crime contre l’humanité.

Emmanuel Macron, dans une déclaration, pour le 170ème anniversaire de la 2ème abolition de l’esclavage, a eu des morts forts : « … pour ne pas éroder la force des mots, il faut leur donner l’épaisseur des actes...je souhaite que l’Etat prenne enfin sa part pour inscrire pleinement cette mémoire dans notre récit national… »

Hier, 8 mai 2018, la section du Parti Communiste Français d’Ivry-sur-Seine a fait  l’objet d’une agression à caractère fasciste, alors même que nous commémorions la victoire sur le fascisme du 8 mai 1945 et à laquelle nombre de communistes, militant-es et élu-es participaient. Cet acte n’est malheureusement pas le premier.

En effet, depuis quelques mois déjà dans plusieurs Fédérations, il est à déplorer des passages à l’acte de même nature, qui s’inscrivent tous dans une logique de haine, portée par une idéologie aux accents nazis : dégradations de locaux Sections, provocations diverses, insultes, voire menaces de mort contre les communistes du Val-de-Marne.

Engagé dans un objectif de destruction de l'unité syndicale, le 1er ministre a invité les syndicats à déposer des amendements concernant le transfert des contrats de travail, la dette et la convention collective nationale, laissant ainsi croire à de possibles négociations.
En réalité il n'existe aucune marge sur ces sujets. La seule boussole guidant le gouvernement est celle du pourrissement du conflit. Rien ne change sur le fond comme sur la forme.

Real time web analytics, Heat map tracking