vendredi, 14. décembre 2018

En 2016, TUI-PS a lancé la journée internationale contre la privatisation, visant à renforcer et à renforcer l’unité d’action des travailleurs et des peuples du monde en matière de défense des services publics et des fonctions sociales des États. Du 22 au 26 octobre, nous organiserons à nouveau des initiatives, des manifestations, des grèves ou d’autres actions pour sensibiliser aux effets désastreux de la privatisation sur la vie des travailleurs, des peuples et des pays, en essayant de qui ont été réalisés entre-temps.

L’obsession de la privatisation est une caractéristique essentielle du caractère du système mondial dominant, le capitalisme, en particulier à une époque où la crise et ses contradictions sont exacerbées. Surproduction et suraccumulation de capital, destruction des forces productives, financiarisation et investissement uniquement dans ce qui est solvable, marchandisation et privatisation de toutes les entreprises publiques et zones à but lucratif, création de mécanismes qui obligent les États à garantir les bénéfices privés (partenariats public-privé), les fusions et acquisitions d’entreprises dans le but d’accroître les bénéfices avec la dégradation des services, des droits des travailleurs et des coupes d’emploi, L’appropriation des ressources naturelles conduit à une concentration et à une centralisation de la richesse sans précédent. Un système en crise, basé sur le domaine hégémonique des sociétés transnationales, a permis de saisir des connaissances scientifiques et techniques (souvent produites par des institutions publiques et des fonds appartenant à tous), en utilisant notamment les forces productives et le monde du travail. accroître l’exploitation des travailleurs, créant plus de chômage et d’immigration. Une voie rendue possible par une corrélation de forces défavorables aux travailleurs et aux peuples et par l’alliance entre grandes entreprises et appareils d’Etat, qui réduisaient les États au rôle de spectateurs dans la production et la distribution des richesses produites (en raison de sa concentration).

Simultanément à l’augmentation des impôts pour ceux qui travaillent et gagnent des revenus du travail, des amnisties et des incitations fiscales sont accordées aux grandes entreprises et la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux est facilitée. Les États sont délibérément privés de fonds pour garantir des services publics et des fonctions sociales de qualité, universelles et abordables – les lier à la dette – alimentant la convoitise des plus-values financières. D’autre part, favorise la concentration croissante du pouvoir politique dans les structures supranationales visant à satisfaire les positions des grandes entreprises, en supprimant toute tentative du peuple pour définir des chemins souverains d’émancipation, libre de toute influence extérieure, comme dans le cas de l’Union européenne et soi-disant accords de libre-échange. L’agression et la guerre sont de plus en plus la politique des puissances impérialistes, la militarisation des relations internationales, l’attaque du droit international, la vente d’armes, l’appropriation des ressources naturelles, des marchés et des voies énergétiques. Dans le même temps, nous assistons à la limitation de la liberté et des droits démocratiques et à la croissance des forces d’extrême droite et fascistes promues par la grande capitale pour ouvrir la voie à des politiques encore plus réactionnaires et au déni du droit au progrès et de la justice sociale.

Le résultat de l’appropriation privée de ce qui devrait être public, c’est de plus en plus évident. Les travailleurs et les peuples se voient refuser leur droit inaliénable aux biens essentiels, soins de santé, sécurité sociale, l’éducation, le logement, les transports, la justice, la culture, etc. Les prix augmentent, les licenciements augmentent, diminuent l’embauche, les contrats et les conditions de travail et la prestation de services se dégradent, la fermeture des installations et des services, la qualité et les droits des travailleurs et les utilisateurs sont réduits.

L’attaque contre les droits des travailleurs de l’administration publique a un double effet, qui aggrave à la fois leurs conditions de travail et de vie et les services et fonctions sociales qu’ils fournissent. Le déni du droit au travail, baisse des salaires, gel des carrières, le blocage de la négociation collective, les restrictions à la liberté d’association et d’autres droits collectifs – en particulier le droit de grève – l’augmentation du travail et la prolifération de la précarité se fait au détriment des travailleurs et des utilisateurs.

Les conséquences et les dangers de la privatisation sont transversaux, tant pour les pays dits riches que pour les pays pauvres, comme dans le cas de l’effondrement d’un pont en Italie (Gênes)- exemple paradigmatique – qui met en évidence la véritable dimension de ces processus. Avec l’acte d’accusation contre la privatisation de cette semaine, nous voulons dénoncer ses effets et essayer d’élargir et de renforcer la lutte pour leur renversement, la défense des services publics et des fonctions sociales des États, pour lutter contre les inégalités sociales évidentes et faire respecter les droits. Mais en même temps, nous mettrons à l’ordre du jour la nécessité et la possibilité d’avoir un système qui rationalise la production pour servir la société et non pour servir le profit privé.

Les actions entreprises par les syndicats dans ce domaine visent à renforcer la lutte dans chaque pays en tant que terrain le plus fertile pour la lutte plus large des travailleurs et des peuples du monde, dans le respect de leurs spécificités. Par conséquent, les syndicats de l’Union internationale des syndicats et d’autres syndicats participants oeuvreront pour l’unité dans la défense des droits et des aspirations des travailleurs et des peuples:

– s’opposer à l’externalisation et à la privatisation des services publics et des fonctions sociales des États;

– Soutenir l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail et l’amélioration générale du conditions de vie et de travail des travailleurs;

– en demandant la fin de l’insécurité et le principe selon lequel tout travail permanent doit correspondre à un lien de travail efficace; – défendre le maintien et la création d’emplois avec droits et qualité;

– défendre la liberté syndicale et le droit à la négociation collective;

– Rejetant les politiques de bienfaisance et de soutenir une répartition plus équitable des richesses grâce à la création ou l’amélioration des services publics et les fonctions sociales du membre;

– soutenir la fin de la libre circulation des capitaux et la fermeture de tous les paradis fiscaux, ainsi que des accords de libre-échange;

– Lutter contre toutes les guerres d’agression et de la militarisation des relations internationales, défense de la paix et la solidarité internationale, la fin de l’ingérence dans les affaires intérieures des Etats et des blocs, les principes du droit international.

L’UIS-SP est une structure catégorique et autonome de la Fédération syndicale mondiale qui représente 23 millions de fonctionnaires et exerce ses activités dans le domaine de l’administration publique centrale, régionale et locale, dans les services publics et assimilés sur tous les continents.

Source:

Fédération Syndicale Mondiale

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